Dans les steppes mongoles

Ah la Mongolie...le pays des loups, ses vastes espaces désertiques, ses nomades au coeur d'or, ses chevauchées lointaines et glorieuses du grand Khan, son architecture typique, ses croyances et superstitions très ancrées, ce mode de vie si authentique mais si épuisant. Bon il y a aussi la Chinggis Vodka à laquelle on pense moins. Mais il y a autre chose...

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Récit d'une expédition en Mongolie

Voici le blog de cette aventure qui aura été très forte, très surprenante. J'ai changé d'avis et décidé de faire un blog après mon voyage. À la base je ne voulais pas, car c'était une aventure très personnelle. Finalement, en plus de permettre à ceux qui le souhaitent d'en savoir un peu plus, cela me garde une trace sur internet, qui pourra aussi servir à tous les gens ayant contribués à cette aventure, mon aventure.

Vous pouvez aussi voir quelques photos en cliquant sur [Album Photos] ci-dessus. Bon désolé, elles sont mélangées avec celles du Maroc, eh oui je ne sais point faire autrement. Pas de panique, il n'y a que 4 dossiers sur la Mongolie toute à la fin de l'album. À vos marques, prêt, voici...

 



[ 01:54 ] [ 6/10/2009 ] [ Ste Gemmes le Robert ] [ 1 commentaires ] [ Ajouter un commentaire ] [ Lien ]
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!!! Saïn Baïno !!!

Ca y est j'y suis, j'y reste ! Arrivé à la capitale, je comprend tout de suite à quelle sauce je vais être mangé. A l'aéroport, une horde de mongols se ruent sur tous les touristes nouveaux venus. Comme le centre est un peu loin à pied, je pars avec l'un d'eux qui m'aide pas mal une fois arrivé dans le centre. Finalement c'est mieux tombé que je ne le pensais.

 

Je reste une semaine histoire d'extendre mon visa et de s'imprégner un minimum de la ville et de la vie mongolle. Dans mes objectifs aussi, il y a bien sûr celui qui aura été à la base de ce voyage : l'apprentissage du chant diphonique.

 

Qu'est-ce que c'est ? C'est l'émission simultannée de deux sons, un grave (le bourdon) et l'autre aigu (l' harmonique). La technique consiste à garder la même note au bourdon pendant que les harmoniques jouent une mélodie. J'ai découvert ce chant quelques années plus tôt lors du festival d'Airvault : "Le Rêve de l'Aborigène". Après 3 années de festival, l'idée d'aller aux sources de ce chant si particulier (ou khoomi) s'est installée dans mon esprit. Et voilà le rêve devenu réalité, l'Aborigène devenu le Mongol.

 

Les débuts dans ce que l'on pourrait appeler "la quête des chanteurs" n'est pas sans mal. Mais quand on veut on y arrive toujours. Après un spectacle au théâtre d'UB, j'arrive à entrer en contact avec un jeune, qui ne parle que des semblants de mots anglais. Au bout de quelques temps (peut-être 15 ou 20 min. qd même), nous réussissons enfin à nous comprendre et Jamba est d'accord pour m'enseigner le khoomi. Non, enseigner n'est pas le mot approprié, je dirais plutôt qu'il va m'orienter vers des pistes de travail. Jamba est donc mon premier "prof". Il a 25 ans, travaille au Théâtre et dans des endroits touristiques en tant que chanteur diphonique et flûtiste professionnel. Sur la photo, il est en rouge. Là il joue avec un groupe au "Chinggis Restorant". Je le connais bien ce resto car j'y vais trois soirs de suite et ensuite je répète avec lui dans les coulisses du resto.

 

Aussitôt mes papiers récupérés, je prend le bus pour Khovd. Cap à l'ouest donc, dans la région du khoomi. J'ai hâte de m'éloigner de la civilisation. Le top pour moi serait de trouver un prof. ou maître nomade qui me ferait à la fois chanter et découvrir son mode de vie. Le genre de larron que l'on peut trouver au fond d'une grotte ou aux abords de la chaîne de l'Altaï...



[ 23:48 ] [ 5/10/2009 ] [ Ulaanbaatar Hot ] [ 0 commentaires ] [ Ajouter un commentaire ] [ Lien ]
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Je suis complètement à l'ouest !

C'est ainsi qu'après 2 jours et demi de bus très agités j'arrive enfin à Khovd, tout à fait à l'ouest de la Mongolie. Khovd est à la fois une province ("Aimag") et une ville. Elle est située au nord de la chaîne de l'Altaï à 1400 mètres d'altitude et à 1400 km d'UB. C'est une région semi-désertique, montagneuse et parsemée de grands lacs. En moyenne 30°C tous les jours avec un grand soleil, à la fin j'ai eu envie de fraîcheur et de verdure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À peine arrivé et épuisé du voyage, je me rend très tôt au théâtre pour trouver un prof. L'envie de chanter vite m'obsède. Je rencontre Bruceren qui ne parle que mongol. Heureusement qu'une dame parle deux trois mots d'anglais. On convient d'un RDV et l'affaire est dans la poche. Maintenant c'est l'heure du GROS DODO !

 

Je ne sais pas très bien quel va être mon programme, mais je vais chanter, ça c'est sûr. J'ai aussi envie de randonner et escalader un peu. Par dessus tout je veux me rendre dans le village où le Khoomi est apparu, Chandmani, à 160 km. Au total je resterais 15 jours à Hovd et un mois dans cette région de l'ouest.

 

 

 

 

 

J'ai assisté dans cette ville au "Naadam", la fête annuelle traditionnelle du mois de juillet qui se déroule sur 2 jours. Trois jeux sont mis en avant et font l'objet d'un grand spectacle : les combats de lutte, le tir à l'arc et les courses de chevaux. Je m'y suis rendu avec Bruceren, mon nouveau prof, ainsi que sa femme et ses deux petites. Pour ma part un jour m'a suffit, le lendemain je suis parti pour une journée rando. dans les montagnes alentours.

 

 

 

 

 

 

 

 

Bruceren a 28 ans et est originaire de Chandmani. Difficile de communiquer avec lui, heureusement que je me suis procuré à UB un guide de conversation. Du coup on essaye chacun notre tour de construire des phrases pour se faire comprendre. Ce n'est pas évident au début mais plus ça va, plus on y parvient, peut-être aussi parce qu'on se connaît mieux jour après jour. Je prends donc des "cours" assez régulièrement au théâtre. J'ai mis le mot cours entre guillemets car qui dit cours dit prof normalement. Pas de pédagogie, pas de relation prof/élève. À la base, Bruceren ne gagne pas sa vie du Khomii : il est acteur. Mais c'est la seule personne qui chante dans le coin. Je suis surpris d'ailleurs que dans cette région d'où le Khoomi est originaire, il n'y a même pas de professeur ou de chanteur artiste. Ils sont tous à UB car il y a beaucoup plus de travail et de gens qui ont les moyens (comme les touristes pas exemple).

 

 

Un jour je rencontre par hasard dans les coulisses du théâtre un grand chanteur qui s'échauffe avant un concert : quelle chance !!!

 

 

 

 

 

 



[ 12:37 ] [ 23/09/2009 ] [ Ölgiy ] [ 0 commentaires ] [ Ajouter un commentaire ] [ Lien ]
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Au berceau du Khoomi

ChandmaniEnfin me voici arrivé à Chandmani, ma destination finale en quelque sorte puisqu'en venant en Mongolie, mon objectif premier était de me rendre ici-même. YES, je suis aux anges !!!

Bon les deux premiers jours ne sont pas très concluants après avoir quitté une famille brutalement car le père pensait plus à son porte-monnaie qu'à notre rencontre.

Explication : il m'a donné un cours de chant (oui tout le monde chante ici, normal) et ne voulait pas autre chose. Il a dû penser : "Tiens ce petit con-là je vais m'en faire une joie de le raquer jusqu'au moindre sous !" Par contre c'est dans cette famille et seulement dans celle-ci que je goûterais le délicieux "tarag" ( yaourt au lait de chèvre). Il y aura eu au moins un point positif ! Au même moment, je rencontre un jeune qui parle un peu anglais, Baagii. Je lui explique mon projet, il me dit que je suis bien tombé et m'invite chez lui. Le lendemain je me sépare donc de l'autre famille, le père est furieux. Moi je ne le montre pas, mais au fond c'est pareil, ce type m'a écoeuré.

 

Nouvelle maison, j'espère que ça se passera mieux ici, me dis-je. Je ne savais pas à quoi m'attendre mais j'avais la nette impression que j'avais fait le bon choix en venant ici. Après quelques instants chez Baagii, plus de doute, c'est vraiment bien ici. Acceuil, sourire, excitation, présence, des mots qui n'avaient pas leur place chez l'autre imbécile.

Baagii a participé aux championnats du monde de Khoomi à UB et j'avoue que son chant est très propre, clair et limpide. J'apprendrai beaucoup avec lui, notamment comment maîtriser les harmoniques. Un jour on se rend à une source minérale sacrée selon les gens, appelée "Khoomei Uus" (l'eau du Khoomi). Je progresse, il est content, je suis content, nous sommes heureux. La magie de l'eau a bien opéré sur moi.

 

Au total je resterai près de 2 semaines avec Baagii et sa famille. Au début je ne vois que lui, son cousin et son père au village. Sa mère et sa soeur vivent un peu plus loin près d'un lac dans un "ger camp". Le mot "ger" désigne une yourte. Elles attendent les touristes mais cet endroit de la Mongolie n'est pas très convoité contrairement à la région de Karakorum ou du lac Khövsgöl.

J'allais passer avec eux les meilleurs instants de tout mon voyage. Au programme : chant, rencontre de nomades des montagnes, trek, pêche (une première pour moi), chasse, baignade, réserve ornithologique. En d'autres termes, AVENTURES et ECHANGES allaient être les maîtres-mots.

{Petite parenthèse, certains m'ont déjà peut-être entendu parler de l'équilibre des choses, qu'un événement heureux ne peut être qu'accompagné d'un autre plus sombre afin de rétablir l'équilibre de la balance. Eh bien ça s'est encore produit ici, avec ce triste épisode du mongol imbibé de vodka qui me cherchait des ennuis dès qu'il me voyait. Cela aura été le point le plus négatif, je préfère ne pas l'évoquer tellement c'était une situation inconfortable].

 

J'aimerais juste parler un peu du trek en montagne, car ça a été pour moi l'expérience la plus forte.

Après quelques jours passés au village, j'invite Baagii et Monhoo (son cousin) à m'accompagner dans les montagnes pour rencontrer des nomades, randonner, chanter, prendre un bol d'air pur ! Au début ils ne cernent pas bien mes intentions et après ils sont tout contents de pouvoir partir avec un étranger équipé et expérimenté (pensaient-ils). Ils l'ont jamais fait en plus. Il ne leur était jamais venu à l'esprit d'aller se ballader dans les montagnes derrière le village. L'excitation est à son comble !!! Je dois quand même veiller à ce que tout se passe bien, je suis responsable d'eux me dis-je car ils sont très jeunes (14 et 17). Je m'autoproclame guide de haute montagne et c'est parti ! Direction "Khayrkhan Uul" à 3797 mètres d'altitude.

 

 

Depuis le temps que j'attendais ce moment, la rencontre de nomades vivant de leur(s) troupeau(x). Mon esprit se concentre déjà sur les codes à respecter avec cette population, comme par exemple ne pas frapper avant d'entrer. Hum difficile pour nous autres occidentaux d'entrer comme ça chez les gens. D'ailleurs pourquoi entrer après tout ? On est bien aussi dehors au soleil. Non la tradition veut que l'on entre pour boire le thé de bienvenu, d'accord, alors entrons !

 

Ca me rappelle un jour à l'hôtel à Hovd quand Bruceren débarque brusquement dans ma chambre sans frapper. Il m'a fait trop peur et j'ai pensé après que j'aurais pu être à poil, je ne sais pas comment il aurait réagi et moi non plus d'ailleurs. Je ne pense pas que ce soit dans les habitudes mongoles d'être tout nu chez soi.

 

 

 

 

 

 

 

Première fois que j'entre donc sous une yourte perdue en montagne. Les voisins rappliquent par curiosité. Je fais donc connaissance ou plutôt nous faisons connaissance avec cette famille composée de 2 parents et de 2 enfants. Nous sommes reçus comme des rois ou des princes ou je ne sais quoi. Ca me choque un peu car j'ai l'impression qu'ils vont user leur réserve de nourriture et de thé pour nous satisfaire.

 

- "Non non, c'est comme ça, c'est normal, tu manges !"

-"Euh t'es sûr là quand même ?"

-"Oui oui, manges !"

-"Bon d'accord".

 

 

 

 

 

L'accueil est sans pareil, je me sens un peu gêné. Au contraire Baagii et Monhoo s'en donnent à coeur joie et en redemandent. Baagii m'explique que c'est ainsi en Mongolie sous la yourte. Il n'y a pas de propriété privé, donc n'importe qui peut débarquer chez n'importe qui. La yourte est à tout le monde en fait. Quelqu'un qui entre sous une yourte se doit de recevoir le thé et à manger. C'est une marque de respect vis-à-vis des hôtes, au cas où un jour les rôles s'inverssent. (Si un jour t'as la flemme de cuisiner, tu peux toujours aller manger chez un voisin, pratique ! ) Par la suite nous laisserons à cette famille des aliments (plus besoin de tout car on mange avec eux). Plus tard je leur offrirai par l'intermédiaire de Baagii quelques provisions comme du riz, du thon, du sucre... pour les remercier et en gage de respect pour ces nomades au coeur d'or ! Jamais vu ça de ma vie auparavant, quelle leçon ! Leur vie est très simple : elle est rythmée par la recherche permanente de satisfaire les besoins fondamentaux : boire, manger, se loger. Ils ne font pas grand chose d'autre...

 

Boire

- Ils disposent d'une source minérale à quelques pas du campement. En Mongolie, quand on aperçoit une yourte, c'est qu'il y a un point d'eau dans les parages.

- Ils se nourissent aussi en grande partie du lait de leurs bêtes (chèvres et brebis). Le lait sert aussi à faire du fromage, du yaourt et du beurre.

 

Manger

- Ils ne mangent que du mouton et de la chèvre. Ils disposent d'un troupeau à cet effet. J'aurais dû leur demander tous les combiens ils doivent tuer une bête pour manger.

- Leur préparation est souvent à base de farine, d'huile et d'eau.

 

Se loger

- Ils vivent sous la yourte chauffée par la combustion des déjections animales.

- Ils utilisent la laine des moutons et le poil des chèvres (cachemire) pour renforcer la yourte ou pour se fabriquer des vêtements ou couvertures.

 

Ainsi, ils peuvent vivre perchés là-haut pendant une longue période. Ils ont tout à disposition et sont totalement autonomes. En plus il y a les voisins avec lesquels ils peuvent s'échanger des vivres.

 

 

Après ces quelques jours en montagne, retour au village de Chandmani. Baagii me propose de l'accompagner au campement de sa maman près du lac de "l'eau noire". J'accepte avec plaisir d'autant plus que j'ai encore du temps devant moi.

C'est un endroit paisible, au coeur d'un parc national. De nombreux pélicans et autres oiseaux migrateurs viennent séjourner autour de ces lacs. J'ai essayé de prendre quelques clichés de près. Résultat : il va me falloir de l'entraînement et surement un autre appareil photo (quoique celle-ci ne soit pas trop mal).

 

 

 

 

 

 

Ah oui c'est aussi ici que s'offre à moi un moment assez difficile : l'abatement d'une chèvre, de la découpe aux produits finis dans l'assiette. Le moment le plus dur sera pour moi la mise à mort. Après ça a été en fait. Je suis spectateur de toutes les étapes. Nyamdavaa, le père, s'occupe d'enlever soigneusement la peau, sans l'abîmer, pour ensuite la vendre ou la troquer.

Les femmes s'occupent de récolter tous les organes internes, les lavent et les cuisent sur le poêle central de la yourte cuisine. Tous les ventres humains profitent le soir et les jours suivants de cet événement. Le campement est composé de trois yourtes : une pour les touristes ou amis, une pour eux et amis et une pour la cuisine, plus petite.

 

 

 

 

Photo d'une journée consacrée au ramassage de bouzes sèches afin de passer l'hiver au village. On ramasse une douzaine de sacs chacun. Le voisin fait des allers et retours sur sa moto pour nous ramener au camp. J'ai vraiment voulu faire une photo de ce moment. Les deux enfants sont contraints très jeunes de mettre la main à la patte. Déjà à leur âge ils portent de lourdes charges sur le dos. Voyant cela, je ne vais pas les voir et leur dire que ce n'est pas bon pour leur dos. Cependant, je porte mes sacs d'une autre manière de façon à économiser au max. mon dos. Les enfants me voient et essayent à leur tour, c'est un bon début. Effectivement les enfants reproduisent les mêmes gestes que leurs parents sans se demander si c'est bon pour leur corps ou pas, ce qui est tout à fait naturel. Mais bon, j'ai estimé que j'avais un rôle à jouer dans cette situation.



[ 12:37 ] [ 22/09/2009 ] [ Tschandmani ] [ 3 commentaires ] [ Ajouter un commentaire ] [ Lien ]
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La chevauchée d'Khövsgöl Nuur

Après 1 mois de voyage seul (sans autres touristes), après les aventures extraordinaires chez Baagii et les nomades de Chandmani, après avoir échappé aux activités touristiques du pays, me voilà parti pour la région du lac Khövsgöl, célèbre pour ses treks à cheval. Un endroit plutôt touristique, tout du moins à l'entrée et aux abords du lac.

 

 

Cette région de la Mongolie est presque la seule à disposer d'autant de bois, forêts, verdure. C'est une région humide et très pluvieuse. Ca m'a littéralement changé de l'ouest, ça fait du bien aussi après un mois de chaleur.

 

 

 J'arrive donc à Khatgal dans l'intention de louer un cheval et ainsi pouvoir partir en parfaite liberté dans la région. En plus j'ai un peu de temps devant moi. Malheureusement, il m'est impossible de louer sans guide ou d'acheter un cheval car trop cher (400,000 T). Les gens me disent que je vais me faire voler mon cheval si je suis tout seul. Ils me racontent des histoires qui me font froid dans le dos.

 

Je vadrouillais donc parmi les différentes guesthouses pour trouver un cheval. Et là je recroise qui ? Non pas le cinquième steak mais Ève qui est là avec un groupe de 3 autres français. Quelle bonne surprise ! Du coup ils sont en train de programmer un trek et me proposent de rejoindre le groupe. J'accepte avec plaisir, ils me font trop rire. Finalement leur trek sent l'arnaque, je leur propose un autre avec une autre guesthouse. Ils acceptent et nous partons donc pour 8 jours avec 2 guides. La caravane se compose donc de 7 humains (Yann, Julien, Ève, Rose, Zoko, Baatar et moi) et de 9 chevaux, dont 2 de bâts. En roots !

 

Zoko (revu par hasard au milieu de nul part)

 

 

 

Zoko (revu par hasard au beau milieu de nul part quelques jours après).

L'homme du feu et du défi, qui paraît déjà bien avancé en âge mais dont l'esprit n'a pas dépassé la vingtaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Baatar, le doyen de l'expédition.

 

 

 

 

Baatar, le doyen de l'expédition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yann, le professeur de chant ou psychologue (de chant aussi). Quel talent !

 

 

 

 

Yann, le prof. de chant et psychologue (de chant aussi). Quel talent !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Julien, qui ne sait toujours pas manger proprement. Un personnage à l'état naturel, il m'a fait bcp rire. Merci à toi !

 

 

 

 

Julien, qui ne sait toujours pas manger proprement. Un personnage à l'état naturel, il m'a fait beaucoup rire. Merci à toi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rose (rouge) et Ève (pas rouge)

 

 

 

Rose (rouge) et Ève (pas rouge).

Rose, une voyageuse de longue date qui se laisse vivre. Bonne route !

Ève, une stagiaire voyageuse qui a une âme d'aventurière, bravo !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le jour du départ, déjà une pause pour acheter les dernières provisions comme la vodka par exemple !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'apprend durant ces 8 jours la technique mongole pour faire du feu que le bois soit sec ou humide voire trempé. Il suffit d'une hâche, d'une bougie, d'allumettes et le tour est joué. C'est impressionnant de voir la maîtrise de Zoko dans cet art, car il s'agit vraiment d'un art, faire un feu sous n'importe quel temps !

 

 

Un vent de panique sous la pluie battante, il faut vite installer un abri et un feu pour retrouver le moral. Journée horrible, la pire en ce qui me concerne, on est trempé jusqu'aux os. Julien descend de son cheval et traverse les rivières à pied tellement il est trempé.

 

 

 

Un vent de panique sous la pluie battante, il faut vite installer un abri et un feu pour retrouver un peu le moral. Journée horrible, la pire en ce qui me concerne, on est trempé jusqu'aux os. Julien pète un boulon, il descend de son cheval et traverse les rivières à pied tellement il est trempé déjà.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La mort en direct !

 

 Lors du retour à UB, je connais le second pire moment du voyage. 15 heures de route assis sur 2 tiges de fer avec : une jeune entre mes jambes (la pauvre elle se prend mes odeurs de pieds), une mamie qui me dort sur l'épaule droite, un gamin et son père qui tombent sur moi de temps en temps, des gens derrière qui me tassent le dos avec leurs genoux ou leurs pieds...et pour finir, j'ai eu un doigt en sang avec un ongle cassé en voulant changer de position. J'ai pas compris comment ça m'est arrivé. Au total : 22 personnes pour 10 places, record à battre...

Situation insuportable, j'ai pété un plomb vers la fin car j'avais trop mal au genou. J'ai été obligé de gueuler pour qu'on s'arrête ! PLUS JAMAIS CA !

 



[ 12:03 ] [ 22/09/2009 ] [ Hövsgöl Aymag ] [ 1 commentaires ] [ Ajouter un commentaire ] [ Lien ]
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